Parcours

P1120676.jpgp1120695-1.jpgJoelle Rapp +Jorge Hernandez:  Nous venons par des chemins différents, géographies et paysages qui se croisent avec la poésie, l’architecture, les évènements politiques et sociaux qui marquent notre sensibilité et notre époque.

Curieux, les yeux grand ouverts, le coeur à fleur de peau, nous voyons, nous vivons,  nous transformons et il nous faut donner notre version en couleurs, formes, transparences, objets réunis, soudés comme une somme de visions qui traversent la pupille.

 

De l’intime au monumental c'est toujours le jeu d’équilibre porté à la limite de la tension d’un mouvement suspendu, un pied au bord du vide. 

   Joëlle  Rapp                               

Architecte D.P.L.G. en 1978 (1ercycle U.P.4, 2ème et 3ème cycle U.P.6).
   Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris (section Design Industriel) en 1976.
-  Etudie l’art et l’architecture à New York, pendant deux ans, 1978-1980 Lurcy Fellow à Pratt Institute (master of architecture).
   Dessine à l’Art Student League et peint stimulée par les œuvres de Pollock,   De Kooning, Picasso et Jasper Johns.
-  Approfondit la peinture à Mexico 1980-1982, Academia de San  Carlos, soutenue par le Secrétariat des Affaires Etrangères du Mexique.
-  Retourne peindre en France, accueillie à la Cité internationale des Arts de Paris, Quai de l’Hôtel de ville puis Montmartre,
   obtient un atelier attribué par le Ministère de la Culture, 1985 à Sucy-en-Brie.
- Travaille les notions de code, cadre, couleur, lumière, mouvement, corps, surface, support, environnement.
-  Tend, plisse et laboure les toiles avant de semer les pigments de couleur sur les rivières de medium.
    Préfère aux chassis orthogonaux les structures plus libres, fabrique les "arcs à peinture".

1990 Création in situ « autour de Rodin ». Partenaire : la ville de Meudon. exposition de la première phase du projet. 1990-91 Etudes de Rodin, études de nus, études du geste et du mouvement. Volumes en branches et toiles issus de l’étude des fresques des grottes de Lascaux. Dessins sur bas-relief de papiers et branches. Travail en noir et blanc.  1992-95 Au-delà de l’espace visuel et gestuel, introduction du contact, de l’énergie et de la reconstruction. Symbiose entre peinture, dessin, volume…vers les installations. 1995-2005 changement de technique picturale : acrylique sur Tyvek, plus réactif (série Israël/Palestine, série du 11 septembre 2001…).

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Depuis 2005 poursuit sa recherche vers un nouveau rapport à l’espace et au spectateur, avec les matières plastiques  :
Peinture=Pigments+Medium /Support  devient  Art Plastic=Plastic+Plastic/Plastic
.

De l'espace au volume, aborde la sculpture "à quatre mains" avec Jorge Hernandez. 

Jorge  Hernandez, Piel Divina     

 -  Poète bilingue français espagnol.  Autodidacte, travaille dans l’édition (correcteur,  photocomposition, conducteur Offset).
    Ecrit, fait du théâtre populaire de 1972 à 1975,parcourant l’Amérique du Canada au Brésil.
-  Elément fondateur du mouvement poétique Infra Réaliste, (Mexique 1975). 

-  Publie ses poèmes dans les revues « Pajaro de Calor »,  "Correspondencia Infra", la revue « Traces » (publication de la BNF),
  « Calandria de Tolvaneras».  Divers chantiers littéraires et autres lectures et conférences (UNESCO, Centre Georges Pompidou…).

   Du réel à la fiction, il est l’inspirateur du personnage « Piel Divina » des romans « Les détectives Sauvages » de Roberto Bolaño et
  « Le Stade Aztèque » de Joani Hocquenghem.Pont entre deux mondes, tourne avec Jacques Kebadian et Joani Hocquenghem
   le film  "Calle San Luis Potosi"  (Mexique –France 1989).   Journaliste à "La Jornada"   (Mexico 1979-1982).
   Arrive en France en 1982. Correspondant en France de Notimex de 1982 à 1984.
-  Maîtrise en études Latino-américaines, IHEAL, Sorbonne IV. Solidaire des peuples indiens en lutte pour leur di
gnité.
-  Connaît les techniques de la forge par tradition familiale. Etudie et pratique les techniques de fonderie sur bronze, moulage, patine
   et soudure sur métal. Aborde le bois « in situ », en forêt de Fontainebleau et le marbre dans l’atelier d’Alberto Guzman.

   Entre la pluie et l’arc-en-ciel sculpte l’espace et la lumière à quatre mains avec Joëlle Rapp depuis 1992.

 - 1993-2003 Alternance de sculpture sur bois et de bronze. Point de départ :l’hommage à la Vénus de Lespugue –bronze archétypes féminins
et masculins. 2000 série « Géants de Jardin », sculptures de branches et de nœuds d’intersection présentés en installation avec ombre portée. 2004-2007 Hommage à Marcel Duchamp, des « Ready Made » aux « Already Left » ou  « Enfin Jetés », ou la société vue à travers ses objets/sculptures et "objouets". 2007 Hommage à Frida Kahlo, série de sculpture en bois et cuivre. 
2008 « Les Bois Toqués » : introduction de la dimension sonore et acoustique dans les sculptures pour partitions de percussions.

clb.jpg ŒUVRES MONUMENTALES

2004-5  Préau du collège Louis Blanc, Val de Marne - France1% artistique
œuvre intégrée à l’architecture, basée sur transparence et lumière.

2008  Universidad Autonoma Chapingo - Mexique
“El Arte con Raíz en la Tierra” sculpture in situ sur bois de frêne.      

2009 -2010 Instituto Politecnico Nacional de Mexico - Zacatenco
" Lineas Libres" acier patiné et acier inoxydable,
" Memoria Transparente".maille et pixel d’acier peint,
" Humanos Unidos"  acier patiné,

" Caminos al Futuro", 7 burros blancos, ciment et structure en acier
           

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f-leger.jpg    degas.jpg    p-cfRubens-vierge-frileuse2.jpg     personnageP4A_L_Stern.jpg     p-cfModigliani.jpg     dscf2048-1.jpg     

 Notre travail se développe selon trois axes :
- Une pratique constante d'œuvres qui évoluent avec  les  matériaux : concrets - conceptuels - virtuels.
-
Une approche du contexte social et pictural de notre époque (nombreux ateliers collectifs).
- L'étude et le dialogue au delà du langage: hommage-écho d'oeuvres qui se répondent:
  hommage à Fernand Léger, à Samothrace, à Degas, à la Vierge Frileuse de Rubens, à Anne Lise Stern, à la femme de Modigliani, à Marcel Duchamp ...

voir :  ACTIONS ARTISTIQUES ET PEDAGOGIQUES

voir :  EXPOSITIONS

voir :  FILM ET PRESSE

 

   J + J  MOTIVATION

-  Pour avoir travaillé à l’Academia de San Carlos à Mexico subtilement habitée par le vécu de Diego Rivera, Orozco, Siqueiros… Pour s’être fait ensuite les complices de Buraglio, Dezeuse, Martin Barré, Armand, Jaccard, Alberto Guzman…à travers leurs œuvres, dans des confrontations quotidiennes durant des mois, nous avons perçu combien les œuvres se répondent intégrant le temps, le lieu et la vie qui les inspirent et réciproquement.
-  Les éléments: Entre le tellurique et l’aérien les cultures mexicaines et occidentales s’affrontent. Reste l’espace commun des sculptures monumentales qui caressent le ciel et intègrent l’air et la lumière puis le vent. De même les arts plastiques se retrouvent en pleine géographie évolutive. La peinture au début fabrique en laboratoire des géographies miniaturisées. Elle commence par expérimenter les pigments, qui sont terres et pierres et leur cortège d’oxydes métalliques. Une dimension solide, noyée sous les pluies de fixatif, dans les fleuves de médium, que les crus épisodiques fertilisent et enracinent.
-  Quant aux dessins, ils gravent dans le corps simultanément le geste et l’image. La mémoire du corps rappellera l’image mais l’image seule et nue ne se laissera lire et approcher que si elle est codée en cartographie, en émotiongraphie, en tactographie ou actographie…
-   Mais les temps changent et le pétrole nous appelle. Décliné en plastiques, ces nouveaux pigments contribuent à la création d’un PétroArt mexicain qui prolonge et adapte le concept de mouvements artistiques contemporains. Ces films colorés en suspension répondent ainsi du tellurique et de l’aérien. Voilà pour l’apprentissage, ensuite viennent les œuvres.

J + J à MEXICO :Rappel des réalisations.

-  2008 Dans le cadre de la 1ere Biennal d’Art Contemporain de l’université autonome de Chapingo, au-delà de l’exposition prévue nous avons proposé de réaliser une sculpture in situ. Le Mexique étant le pays de la démesure, le bois mis à notre disposition s’avéra être un frêne plus que centenaire, encore sur pied, mais sec. La sculpture monumentale s’élabora “in situ” afin de développer trois objectifs: - faire revivre un arbre mort dans une dimension poétique et symbolique comme nouvel axe d’un autre dialogue entre la terre et le ciel. – être présent pour la communauté universitaire – et marquer la première biennale.
-  Puis nous avons pris contact avec l’IPN (Instituto Politecnico Nacional) et son directeur :
Dr Enrique Villa Rivera. Deux maquettes que nous avons créées dans les ateliers de l’ESIQIE (Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Chimie et d’Industrie Extractive) ont été choisies pour le « paseo escultorico ». Ces sculptures marquent les étapes d’un cheminement : Symboliques, elles sont conçues comme des éléments signalétiques qui marquent l’entrée (ou la fin, selon le sens de circulation) des étudiants. Ces œuvres actuelles expriment un dialogue entamé depuis longtemps avec la matière palpable et impalpable. Nourries de nouvelles technologies, d’une dimension technique industrielle et poétique elles révèlent et interprètent des partitions scientifiques géographiques et culturelles, en évidences artistiques. Le travail de collaboration avec l’IPN s’inscrit dans cette démarche.
« Lineas Libres », lignes de tension écrites sur trois vestiges de feuilles ondulées par le vent s’élèvent sur cinq mètres à partir de leur ombre plissée tel un codex ouvert. Monument aux traces des lignes qui subsistent pour que s’accrochent les mots d’amour et les équations.
« Memoria Transparente ». La mémoire est transparence. Elle retient quelques fragments aléatoires, notes et pixels qui se recomposent en souvenirs. Partitions transparentes, pleines de musiques jouées et récitées par coeur. (h=2,50m).
« Humanos Unidos » née d’un bronze hommage aux « Bourgeois de Calais » de Rodin, cette sculpture monumentale accueille les chercheurs en séjour dans la résidence de l’Institut Polytechnique.
« Caminos al Futuro », arte y ciencia, Installation de 7 ânes blancs, emblème de l’Instituto Politécnico Nacional devant le Planetarium. (Echelle et poids = âne).
-  Notre art et notre vie, de fait sont nourris de coopération et partenariat culturel et artistique .